J’ai interrogé Madame la Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées sur la pénurie alarmante que traverse la gynécologie médicale en France.
Une spécialité en chute libre
Selon l’Atlas démographique du Conseil national de l’Ordre des médecins, la France comptait 1 945 gynécologues médicaux en exercice en 2007, contre seulement 867 en 2025, pour suivre 34 millions de femmes. Cette baisse de 55,5 % a fait chuter la densité médicale à seulement deux praticiens pour 100 000 femmes.
Une fracture territoriale aux conséquences graves
Ce manque de praticiens engendre une fracture territoriale et une régression pour la santé des femmes : retards de diagnostics, ruptures de suivi après un cancer, renoncements aux soins. La spécialité subit encore les séquelles de son interruption totale pendant dix-sept ans.
Un rattrapage historique remis en cause
Les arbitrages récents semblent pourtant écarter la volonté de rattrapage qui prévalait jusqu’ici. Le nombre de postes ouverts aux internes baisse : 79 en 2024 et 80 en 2025, contre 91 en 2023, suscitant une vive inquiétude.
J’ai donc demandé au Gouvernement quelles mesures concrètes il compte prendre pour reconstruire cette filière, afin de garantir à toutes les femmes un accès digne aux soins spécialisés.
Retrouvez la question complète ici :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE16549

