J’ai interrogé Madame Annie Genevard, Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire sur la situation critique que traverse la filière brassicole française.

Une filière de proximité, ancrée dans les territoires

Composée à 96 % de TPE et de PME, la filière brassicole française compte plus de 2 500 brasseries réparties sur l’ensemble du territoire et génère plus de 130 000 emplois. Elle incarne une économie de proximité, durable, et un savoir-faire précieux pour nos territoires.

Une vague de fermetures préoccupante

En 2024, 280 brasseries ont cessé leur activité, soit en moyenne trois par semaine. Chaque fermeture entraîne la perte d’un savoir-faire, la suppression d’emplois et l’affaiblissement des territoires. Cette crise s’explique par la hausse des coûts de production, la dégradation de la compétitivité et une instabilité réglementaire et fiscale qui pèse sur les professionnels.

Un atout pour la souveraineté alimentaire française

Pourtant, la bière est un produit agricole qui place la France au premier rang européen pour la production d’orge brassicole et comme premier exportateur mondial de malt. Les acteurs de la filière insistent sur la nécessité d’une stabilité et d’une visibilité accrues pour continuer d’innover, notamment dans le secteur de la bière sans alcool.

J’ai donc demandé au Gouvernement quelles mesures il compte prendre pour simplifier les dispositifs administratifs qui pèsent sur la compétitivité des brasseries, par exemple via la création d’un guichet unique, et comment il entend soutenir la filière dans sa transition et son innovation, afin de préserver les emplois et les savoir-faire locaux.

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE14421