J’ai interrogé Mme la ministre de la Santé sur les difficultés de remboursement des consultations psychologiques rencontrées par les victimes d’actes terroristes lorsque leur praticien n’est pas conventionné.
Une prise en charge spécialisée entravée par la rigidité administrative
Les victimes de terrorisme souffrent de traumatismes profonds exigeant des soins spécialisés (comme l’EMDR). Or, ces experts ne sont pas toujours conventionnés, notamment dans les déserts médicaux. Face au refus de remboursement de l’Assurance Maladie, les victimes sont contraintes soit de rompre la continuité de leur suivi pour changer de praticien, soit de s’épuiser dans des procédures dérogatoires longues et bureaucratiques.
Le paradoxe d’un parcours opaque et culpabilisant
Il est injuste d’imposer une telle lourdeur administrative à des personnes ayant déjà mené un combat éprouvant pour faire reconnaître leur statut. Ce sentiment d’abandon est accentué par un flou institutionnel permanent, les victimes étant renvoyées de la CPAM à la CNMSS sans jamais disposer d’un interlocuteur unique.
Garantir la continuité des soins sans conditions restrictives
La reconstruction de nos concitoyens ne doit pas être suspendue à des critères purement comptables.
Retrouvez la question complète ici :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE16365

