J’ai interrogé Madame la Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées sur l’avenir du dispositif Asalée (action de santé libérale en équipe).

Un modèle de coopération qui fait ses preuves
Créé en 2004, Asalée réunit 2 050 infirmiers et infirmières aux côtés de 9 000 médecins généralistes, au sein de 4 000 cabinets répartis sur le territoire. Ce dispositif, pilier de la prévention et de la prise en charge des maladies chroniques, bénéficie à près de 2 millions de patients. Son efficacité est démontrée : une étude souligne une économie de 9,4 % sur les dépenses de santé des patients suivis, soit un gain potentiel de 3 milliards d’euros à l’échelle nationale.

Une rupture de financement brutale
Malgré ces résultats et un rapport favorable de l’IGAS, la situation est devenue critique. Le 28 janvier 2026, la CNAM, qui finance l’association à hauteur de 98 %, a notifié l’arrêt du financement avec effet immédiat. Cette décision a conduit à la mise en redressement judiciaire de l’association dès février 2026, mettant en péril vingt ans de travail auprès des patients et des aidants.

Des conséquences lourdes pour les patients et les médecins
L’interruption du dispositif fragiliserait la continuité des soins pour les malades chroniques et aggraverait la surcharge des médecins généralistes, déjà saturés.

J’ai donc demandé au Gouvernement quelles mesures il compte prendre pour garantir la pérennité d’Asalée via la signature d’une convention 2026-2028, et s’il entend protéger durablement ce modèle de soin humain et de proximité.

Retrouvez la question complète ici :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE15486