Lundi 15 juin 2026, je me suis rendue à l’Esat de Bolbec, où une centaine de travailleurs en situation de handicap sont accompagnés à travers les ateliers de blanchisserie, de menuiserie, de couture et de conditionnement. Une visite de terrain pour comprendre, au plus près, les besoins concrets de l’établissement et de ses équipes.

Au fil des échanges avec la direction et les professionnels, un constat est ressorti : la question n’est plus tant celle du nombre de places que celle des moyens d’accompagnement. L’État encourage désormais ces établissements à multiplier les passerelles vers le milieu ordinaire (stages, mises à disposition, formations, contrats), une évolution que les équipes saluent mais qui s’accompagne d’un paradoxe. Lorsqu’un travailleur rejoint une entreprise, c’est une réussite, mais l’Esat doit alors absorber une baisse d’activité, alors même que ses prestations participent à son équilibre économique.

Le vieillissement des travailleurs, le développement du temps partiel et l’accompagnement des troubles psychiques exigent aujourd’hui un suivi renforcé. À cela s’ajoute un enjeu local très concret : l’absence de desserte en transport en commun au cœur de la zone d’activités, qui freine l’autonomie des usagers. Autant de sujets que je continuerai de porter, à Bolbec comme à l’Assemblée nationale.

Pour accéder à l’article de Paris-Normandie : https://www.paris-normandie.fr/id725730/article/2026-06-15/nous-demande-plus-dinsertion-mais-cela-un-cout-bolbec-lesat-face-au-defi-de