J’ai interrogé Monsieur le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur le risque d’échec des appels d’offres éolien en mer AO9 et AO10, dans le cadre de la PPE3.
Un signal positif, mais des contraintes qui persistent
La publication de la PPE3 est une bonne nouvelle pour la filière éolienne en mer. Cependant, si le prix plafond reste fixé à un niveau trop bas, la France s’expose à de nouveaux appels d’offres infructueux. Ce fut déjà le cas pour l’AO7, qui n’a reçu aucun candidat, et dans une moindre mesure pour l’AO8, avec seulement deux offres.
Des contraintes cumulées parmi les plus lourdes d’Europe
Les garanties financières atteignent jusqu’à 600 millions d’euros en France contre 200 millions en Allemagne, auxquelles s’ajoute une taxe spécifique bien au-dessus des pratiques européennes. Ce cumul réduit mécaniquement le nombre de candidats potentiels et fragilise la dynamique concurrentielle.
L’exemple britannique comme modèle
Le Royaume-Uni a rehaussé son plafond de 61 à 113 GBP/MWh en 2024, attirant de nombreux candidats pour des projets finalement attribués à 91 GBP/MWh. Un plafond adapté ne constitue pas un risque pour l’État, qui conserve la possibilité de ne pas attribuer si les offres s’avèrent trop élevées.
J’ai donc demandé au Gouvernement s’il envisage un ajustement rapide du prix plafond afin de sécuriser le succès des AO9 et AO10 et d’envoyer un signal de confiance indispensable aux acteurs de la filière.
Retrouvez la question complète ici :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE15014

