Aux côtés d’élus de sensibilités diverses, d’experts de la cybersécurité et de chefs d’entreprise, j’ai cosigné une tribune appelant le Gouvernement à faire de la cybersécurité une priorité immédiate. Un texte transpartisan, qui prolonge le combat que je mène depuis juin 2025 sur ce dossier.
Le constat que nous dressons est sans détour : la France accuse près de deux ans de retard sur la transposition de la directive européenne NIS2, dont l’échéance était fixée à octobre 2024. La loi « Résilience » qui doit la transposer, votée par le Sénat et adoptée à l’unanimité en commission à l’Assemblée, attend toujours son inscription à l’ordre du jour. Pendant ce temps, les vols de données se poursuivent, l’État lui-même en étant victime, comme l’a encore montré la fuite massive de données de contribuables consécutive à l’attaque de la DGFiP.
Au-delà de cette transposition, nous appelons à un véritable changement de stratégie. Face à une menace devenue systémique, l’illusion de tout empêcher partout doit céder la place à une doctrine fondée sur la détection, la rapidité et l’alliance avec l’écosystème cyber français, riche de solutions souveraines et immédiatement déployables. Nous demandons ainsi d’inscrire la loi « Résilience » à l’ordre du jour dès la rentrée, de lancer une campagne nationale de sensibilisation et d’engager la rationalisation de l’écosystème public préconisée par la Cour des comptes. Car protéger nos données n’est pas un sujet purement technique : c’est une condition de notre cohésion nationale et de notre souveraineté.
Retrouvez la tribune dans Le Monde ici :

