Le 24 juin 2026, j’ai interrogé Arnaud Visse, président de l’Ameublement français, Julien Chaverou, président exécutif de Camif, et David Soulard, directeur général du groupe Gautier France, sur la situation économique et les perspectives de la filière ameublement française.

Une filière complète, profondément ancrée dans les territoires
De la fabrication jusqu’à la distribution, en passant par le recyclage, l’ameublement représente plus de 190 000 emplois et valorise aujourd’hui 97 % de ses déchets. Un tissu industriel ancré dans nos territoires, qui mérite toute l’attention du législateur car il est aujourd’hui gravement fragilisé.

Un déclin structurel qui s’accélère
En vingt-cinq ans, la filière a perdu la moitié de ses effectifs et de sa capacité de production, pendant que les importations chinoises étaient multipliées par 21. Rien qu’en 2024, 124 entreprises ont été liquidées et des savoir-faire ancestraux disparaissent chaque semaine.

Un effet de ciseaux entre concurrence déloyale et réglementation exigeante
Nos fabricants respectent des normes strictes et légitimes quand leurs concurrents étrangers les contournent allègrement. Fin 2025, 80 % des petits colis testés à Roissy étaient non conformes. Ce deux poids deux mesures fragilise un modèle industriel et environnemental pourtant vertueux.

La souveraineté, clé de la compétitivité et de la décarbonation
Fabriquer en France, c’est s’appuyer sur un mix électrique décarboné, une forêt qui couvre 31 % du territoire et des matériaux intégrant jusqu’à 40 % de bois recyclé. J’ai demandé aux acteurs de la filière leur diagnostic et les leviers sur lesquels le législateur peut concrètement agir.

Retrouvez la retranscription et l’extrait ici :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/videos/CRVANR5L17S2026IDV19221983?timeCode=3706.35&depute=PA795270