J’avais interrogé à deux reprises le Ministère de l’Intérieur sur l’urgence d’améliorer le traitement des personnes victimes d’usurpation d’identité. Nous devons trouver une solution rapidement car les victimes, elles, ne peuvent attendre.

Des dizaines de milliers de victimes chaque année et des administrations trop cloisonnées

Les victimes subissent un véritable calvaire administratif, comme un habitant de ma circonscription qui reçoit parfois quarante procès-verbaux par jour. Entre les forces de l’ordre, les services de recouvrement et l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), la coordination est insuffisante. Les victimes doivent contester chaque contravention dans des délais très restreints, subissant donc une double charge morale et financière.

Ma proposition : un mécanisme de renforcement de la sécurité des procédures d’identification et un traitement prioritaire des victimes avérées

Il est impératif d’améliorer et d’accélérer le traitement des victimes avérées en instaurant un mécanisme de traitement partagé entre les ministères concernés. J’ai conscience que cela implique une expertise entre les administrations, mais nous devons agir rapidement pour les victimes.

J’ai donc interpellé le Premier Ministre pour savoir quel délai nous pouvons espérer pour cette expertise, et je continuerai à solliciter le Gouvernement jusqu’à ce qu’une solution effective soit mise en place.

Nous le devons aux victimes.