La vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de la 9e circonscription de Seine-Maritime, Marie-Agnès Poussier-Winsback, partage ses impressions alors que le Premier ministre va engager la responsabilité de son gouvernement ce mardi 20 janvier afin de donner un budget à la France.
Alors qu’il avait fait la promesse, sur le perron de Matignon le 3 octobre 2025, de ne pas l’utiliser, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, va avoir recours à l’article 49-3 de la Constitution ce mardi 20 janvier à l’Assemblée nationale. Et ce, pour faire adopter son projet de loi de finances (PLF) sans vote des députés, dans le but de permettre à la France de disposer d’un budget. « Je le fais avec une forme de regret et d’amertume », a affirmé le Premier ministre à l’issue, lundi, d’un conseil des ministres, reconnaissant un « semi-échec ».
« Le Premier ministre va prendre un risque »
« Le Premier ministre va prendre ses responsabilités, un risque en allant contre les principes qu’il s’était appliqués, après avoir fait confiance aux parlementaires. Siffler la fin du match, je pense que c’est une bonne idée, déclare à ce propos Marie-Agnès Poussier-Winsback, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de la 9e circonscription de Seine-Maritime. Il faut sortir le pays de l’impasse, on voit bien qu’on n’arrive pas à s’accorder. L’image qu’on offre à l’Assemblée nationale, au fond, n’est pas bonne. La méthode de la concertation, du compromis, de prendre le temps du dialogue, n’était pas une erreur, mais elle a montré ses limites. Pour avoir présidé beaucoup de séances durant l’élaboration du budget, on a des discussions qui n’en finissent pas, c’est bien d’y mettre fin.«
« On a de nombreux investissements à faire »
Ressentant lors de différents vœux « l’inquiétude des gens« , Marie-Agnès Poussier-Winsback appelle à aller de l’avant. « Pour cela, il faut voter un budget. On a de nombreux investissements à faire, dans de nombreux domaines, notamment militaire, et d’autres propositions de lois à aborder.«

